Antoine Macaud, le scénariste de ce projet, est un jeune comédien de 28 ans. Après avoir fait ses armes dans le master Réalisation de documentaires de l’université Bordeaux Montaigne, il écrit plusieurs projets de Web-Série et des courts-métrages, dont « Smile Dog » et « Une nuit ordinaire ».

AM: « Il y avait la volonté, au début de l’écriture de ce film, de rédiger un projet qui correspondait aux contraintes que nous allions rencontrer dans le cadre d’une auto-production avec peu de moyens. Ça faisait un moment que ces deux personnages trottaient dans ma tête. C’est un duo classique de comédie avec un personnage plutôt fort, et un autre plutôt faible. »

Quelles sont tes sources d’inspirations ?

AM: « En toute modestie, bien sûr, il me faudrait citer Michel Audiard, Bertrand Blier, Jean-Marie Poiré… Peut-être un peu Woody Allen pour le côté névrosé de l’un des personnages principaux… Le cinéma français actuel ne me fait pas trop rigoler, j’ai voulu me donner le temps d’un travail long sur les dialogues, ce qui manque à mon sens dans les productions actuelles. »

Ron Vargas, réalisateur du film, vit depuis 9 ans en France, où il est passé par la même formation bordelaise.

RV : J’ai choisi ce projet pour le scénario, mais également pour les différents défis qu’offrait la réalisation de ce film. C’est notre second court-métrage avec le collectif, mon premier en tant que réalisateur.

RV : C’est un film sur le mal-être et la perte de sens. Le tout raconté sur un ton d’humour noir. Les dialogues sont pétillants et l’action en tension constante, parfois violente, parfois absurde. Malgré les circonstances affligeantes d’Arthur et de Julie, je voulais toujours avoir un fond de tendresse dans ces deux personnages qui me semblent des enfants abandonnés à leur sort, qui se guident l’un et l’autre. Les interprétations de Maggie Caporal et d’Antoine Macaud ont fait le film. Je ne pourrais jamais les remercier suffisamment pour leur engament et leur talent.

RV : Par rapport à l’esthétique, Le décor est toujours obscur. Je voulais me servir de certains codes du film noir, voir la ville de Bordeaux comme un autre personnage, qui accompagne avec ses nuances les périples des personnages. Je dois remercier Lycia Walter, notre chef opératrice, qui a su faire vagabonder la caméra dans des lieux très hostiles à la lumière. Nous sommes passés de 2 décors dans notre premier court-métrage (Green Army) à 7, avec de nombreux tournages extérieurs, ce qui complexifie la donne et nous offre des occasions supplémentaires d’apprendre. L’équipe son a dû travailler dans des conditions pas toujours confortables et le travail de bruitage s’annonce sévère, mais heureusement nous comptons sur Tristan Aubert et son équipe pour cela »

RV : J’ai été très satisfait du travail de l’ensemble de l’équipe technique, qui a été très concentrée et disciplinée, ce qui est souvent complexe dans une œuvre bénévole. Tout le monde a fait le job! On n’aurait jamais pu en arriver là sans le travail superbe de Julie Rabeyrolles, mon assistante de réalisation, qui m’a épaulé sur de nombreux travaux et m’a permis de pouvoir me concentrer sur la narration. »